Adam Scott utilisant un long putter broomstick sur le greenAdam Scott et le long putter : quinze années d’expérimentations montrent que le broomstick peut modifier et stabiliser le mouvement, sans pour autant résoudre à lui seul l’équation du putting.

Adam Scott joue au plus haut niveau mondial depuis plus de vingt ans. Il a gagné le Masters, remporté quatorze tournois sur le PGA Tour et possède l’un des swings les plus admirés de sa génération. Pourtant, lorsqu’il s’agit de putting, sa carrière ressemble davantage à un laboratoire qu’à un modèle figé. Putter conventionnel, broomstick, ancrage, interdiction de l’ancrage, retour au putter court, claw grip, nouveau retour au long putter, Scotty Cameron, L.A.B. Golf, technologie « zero torque » : l’Australien a pratiquement tout essayé.

En 2026, l’expérience continue. Après une année 2025 particulièrement agitée sur les greens, Scott est revenu au broomstick et utilise un L.A.B. Golf DF3 dans cette configuration. Au départ du Baycurrent Classic, les statistiques officielles du PGA Tour le classaient pourtant seulement 101e en Strokes Gained: Putting avec -0,094 coup par tour, alors qu’il occupait le 18e rang en Strokes Gained: Approach avec +0,523. Ce contraste rend son cas particulièrement intéressant : il ne s’agit pas de déterminer si Scott est un bon ou un mauvais putter, ni de présenter le broomstick ou le zero torque comme une solution miracle, mais de comprendre ce qu’un changement de putter peut réellement corriger et ce qu’il ne corrigera jamais.

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2011 : changer de putter pour changer de mouvement

Pour comprendre le choix du long putter, il faut revenir à 2011. Scott explique alors dans Golf Digest que sa confiance sur les greens est très faible et que ses statistiques à moins de dix pieds sont mauvaises. Son entraîneur Brad Malone lui fait essayer un long putter. Scott constate rapidement deux changements : un meilleur rythme et une meilleure roule de balle. Après plusieurs semaines d’entraînement, il l’utilise en compétition lors du WGC-Accenture Match Play en février. Quelques semaines plus tard, il termine deuxième du Masters. Le putter qu’il utilise alors, un Scotty Cameron Kombi, mesure 49 pouces.

Le changement est surtout biomécanique. Avec un putter conventionnel, les deux mains travaillent relativement près l’une de l’autre. Avec le broomstick, elles sont très éloignées : la main supérieure tient le haut du grip tandis que l’autre est placée beaucoup plus bas sur le manche. Le rayon de déplacement du club augmente et l’organisation du mouvement change. Scott ne cherche donc pas simplement une nouvelle tête de putter : il utilise le matériel pour modifier son propre fonctionnement, son rythme et la participation de ses mains.

Le Masters 2013 et l’interdiction de l’ancrage

Le succès donne une autre dimension à l’expérience. En avril 2013, Scott remporte le Masters avec un long putter Scotty Cameron Futura X Prototype de 49 pouces. L’image marque durablement le golf professionnel et intervient au moment où l’ancrage du putter contre le corps fait l’objet d’un débat réglementaire majeur.

La modification entre en vigueur le 1er janvier 2016, mais deux textes différents doivent être distingués. La règle 10.1b porte sur la manière de tenir le club : elle interdit notamment de l’ancrer directement contre le corps ou de créer volontairement un point d’ancrage. La longueur du club relève, elle, des Règles d’équipement. Celles-ci fixent une limite de 48 pouces pour les clubs autres que les putters ; elles n’imposent donc pas cette longueur maximale au putter. Le broomstick reste parfaitement autorisé : c’est son éventuel ancrage qui peut rendre le coup non conforme.

Scott gagne aussi avec un putter court

Avant même l’entrée en vigueur de la nouvelle règle, Scott expérimente d’autres solutions. À Doral en 2015, il passe notamment à un Odyssey White Ice #7 avec un grip SuperStroke et une prise claw. À l’approche de la Presidents Cup de la même année, il travaille également avec la tête Futura prototype qu’il connaît déjà, mais avec une longueur de shaft et un grip différents. L’enjeu est important : Scott doit apprendre à putter autrement avant que l’ancrage ne devienne illégal.

Puis vient 2016. Le 28 février, il remporte la Honda Classic devant Sergio Garcia avec un Scotty Cameron Rev X10 Prototype de longueur conventionnelle. Une semaine plus tard, il gagne également le WGC-Cadillac Championship à Doral avec le Rev X10. Cette séquence constitue l’un des éléments essentiels de son histoire : Adam Scott a gagné le Masters avec un long putter ancré, mais il a également remporté deux grands tournois consécutifs avec un putter conventionnel. La longueur du club ne peut donc pas, à elle seule, expliquer sa capacité à bien putter.

Quinze ans de changements de putter

AnnéePutter / configurationCe qu’il faut retenir
2011Scotty Cameron Kombi, 49 poucesPassage au long putter pour modifier rythme et mouvement
2013Scotty Cameron Futura X Prototype, 49 poucesVictoire au Masters avec ancrage
2015Odyssey White Ice #7 / Futura raccourciPréparation à l’interdiction de l’ancrage
2016Scotty Cameron Rev X10 Prototype, courtVictoires à la Honda Classic et au WGC-Cadillac
2018Scotty Cameron longRetour au broomstick, désormais sans ancrage
2019L.A.B. Golf Directed ForcePremière utilisation de la technologie Lie Angle Balance
2020Scotty Cameron Xperimental Prototype Rev X11, 47,25 poucesRetour chez Scotty Cameron après une amélioration du putting en 2019
2022L.A.B. Golf MEZZ.1 ProtoRetour durable vers L.A.B.
2023L.A.B. Golf MEZZ.1 / MEZZ.1 Max19e en SG Putting
2024L.A.B. Golf MEZZ.1 MaxNouvelle saison dans le top 50 en SG Putting
2025MEZZ.1 Max, OZ.1 puis OZ.1i HS courtRupture statistique et multiplication des essais
2026L.A.B. Golf DF3 BroomstickRetour au broomstick, mais SG Putting négatif

Cette chronologie interdit deux conclusions trop faciles. Le long putter n’a pas constamment amélioré le putting de Scott, puisque certaines de ses victoires ont été obtenues avec un putter court. Mais il serait tout aussi faux d’affirmer que le broomstick n’a jamais résolu ses difficultés : plusieurs saisons montrent qu’une même organisation peut fonctionner durablement. Plus étonnant encore, Scott a parfois abandonné une solution alors même que ses résultats s’amélioraient.

2018-2020 : revenir au long putter, puis le quitter après une bonne saison

En mai 2018, Scott ressort un long Scotty Cameron à la Wells Fargo alors qu’il se trouve au 193e rang en Strokes Gained: Putting. Le retour au broomstick constitue donc bien la recherche d’une solution à une faiblesse statistique identifiée. Mais l’ancrage étant désormais interdit, la main supérieure ne peut plus être volontairement fixée contre le corps : Scott retrouve la géométrie générale du long putter tout en devant modifier son utilisation.

L’expérience devient encore plus intéressante en 2019 lorsqu’il met en jeu un Directed Force de L.A.B. Golf et que ses statistiques sur les greens progressent nettement. Pourtant, il ne conserve pas cette configuration. En 2020, Scott revient chez Scotty Cameron avec un Xperimental Prototype Rev X11 de 47,25 pouces, avec lequel il remporte notamment le Genesis Invitational. L’épisode constitue déjà un avertissement contre une lecture trop simple du matériel : même un professionnel peut abandonner une solution alors que ses résultats statistiques se sont améliorés.

Comment fonctionne le broomstick de Scott ?

La technique moderne de Scott devient particulièrement intéressante après l’interdiction de l’ancrage. Sa main supérieure est positionnée très haut tandis que la main inférieure se place beaucoup plus bas sur le grip. La description la plus précise de cette organisation apparaît lorsqu’il conseille Si Woo Kim avant la Presidents Cup 2022 : Kim explique avoir appris de Scott à placer le pouce de la main supérieure sur le dessus du grip, puis à utiliser une prise claw avec la main inférieure.

La longueur du club et l’écartement considérable des mains changent donc les contraintes imposées au joueur. Pour quelqu’un dont les poignets ou les mains perturbent régulièrement l’orientation de la face, cette organisation peut constituer une piste intéressante. Elle ne lit toutefois pas le green, ne détermine pas la bonne vitesse et ne garantit pas une orientation correcte de la face à l’impact. Le broomstick peut modifier le mouvement ; il ne réalise pas les autres tâches nécessaires à un bon putting.

L.A.B., Scott et le zero torque

Scott revient durablement vers L.A.B. Golf au début de 2022 avec un MEZZ.1 Proto mis en jeu au Dubai Desert Classic. Il avait déjà utilisé le Directed Force en 2019 et avait ensuite expérimenté une version Armlock de l’ancien modèle. La philosophie de la marque repose sur le « Lie Angle Balance », une conception destinée à limiter le couple exercé par la tête autour de l’axe du shaft et donc sa tendance naturelle à vouloir s’ouvrir ou se fermer pendant le mouvement.

C’est précisément ici que le matériel rencontre ses limites. Réduire le torque du putter ne signifie pas supprimer les erreurs du joueur. Cette conception peut modifier la relation entre le golfeur et la rotation de la face, mais elle ne l’empêche pas de mal viser, de produire une mauvaise vitesse, de modifier son chemin ou de mal lire une pente. « Zero torque » décrit une propriété mécanique recherchée du club ; ce n’est pas la promesse d’un mouvement ou d’un résultat sans erreur.

Scott devient néanmoins davantage qu’un simple utilisateur de la marque lorsqu’un travail commun débute en 2023 autour du futur OZ.1. L.A.B. attribue explicitement à ses retours une partie du développement du produit. Sam Hahn, PDG de la marque, crédite notamment Scott pour ses observations sur la forme, le toucher, le son et les performances recherchées. Cette information doit être considérée pour ce qu’elle est : le témoignage du fabricant sur le développement de son propre produit, et non une validation indépendante de ses performances.

Entre 2019 et 2024, le système fonctionne

C’est probablement le point le plus important pour comprendre la suite. Scott n’a pas passé plusieurs années à mal putter avec un long putter avant de s’obstiner à le conserver. Il termine au contraire dans le top 50 du PGA Tour en Strokes Gained: Putting chaque saison entre 2019 et 2024. En 2023, il atteint même le 19e rang avec +0,462 coup gagné par tour sur les greens. Son organisation au broomstick n’est donc pas seulement une préférence esthétique ou une habitude héritée du Masters 2013 : pendant plusieurs années, les résultats la valident.

C’est ce qui rend 2025 beaucoup plus intéressant. Cette série s’interrompt brutalement et Scott sort du top 100 en Strokes Gained: Putting. GolfWRX le situe au 111e rang au moment de dresser le bilan de sa saison, tandis que d’autres bases statistiques donnent un classement différent selon la période retenue. Le chiffre précis importe finalement moins que la rupture : après plusieurs années dans le top 50, son putting devient de nouveau une faiblesse. La question n’est donc plus « pourquoi Scott continue-t-il avec un long putter qui ne fonctionne pas ? », mais « pourquoi une solution qui fonctionnait depuis plusieurs années a-t-elle cessé de produire les mêmes résultats ? ».

2025 : quand les changements recommencent

Scott avait commencé à chercher avant même que la saison ne soit terminée. À Pebble Beach en février 2025, il teste l’OZ.1 qu’il a contribué à développer, avant de revenir au MEZZ.1 Max. Puis les essais s’accélèrent. À Wentworth en septembre, il apparaît avec un OZ.1i HS heel-shafted de longueur conventionnelle. Après avoir pris 30 putts au premier tour, il revient à son sweeper avant de poursuivre encore ses expérimentations. Quelques semaines plus tard, au Baycurrent Classic au Japon, il confirme son passage à un putter de longueur standard équipé d’un shaft de 35 pouces.

Golf Digest rapporte parallèlement que Scott s’entraîne régulièrement chez lui avec des putters plus courts afin de « réinitialiser ses yeux ». L’information est particulièrement intéressante parce qu’elle élargit le rôle du changement de matériel : il ne s’agit plus seulement de modifier une propriété mécanique du mouvement, mais aussi de modifier la perception du joueur. Même chez un vainqueur de Masters ayant accès à toutes les technologies de mesure disponibles, le putter reste ainsi un objet technique, perceptif et psychologique.

2026 : retour au DF3 Broomstick, sans miracle statistique

L’expérience du putter court ne constitue finalement qu’un épisode supplémentaire. En 2026, Scott revient au broomstick et son sac observé durant l’été contient désormais un L.A.B. Golf DF3 Broomstick. Quinze ans après son premier passage au long putter, il retrouve donc la même architecture générale : un club très long et deux mains fortement espacées, mais sans l’ancrage qui caractérisait sa technique avant 2016.

Au départ du Baycurrent Classic 2026, les statistiques officielles du PGA Tour offrent pourtant un contraste saisissant. Scott gagne +0,523 coup par tour en approche, ce qui le place alors au 18e rang du circuit, mais perd -0,094 coup sur les greens et n’occupe que la 101e place en Strokes Gained: Putting. Il prend en moyenne 29,35 putts par tour, soit le 127e rang à cette même date. Ces rangs doivent être associés à cette date précise : les valeurs moyennes sont restées identiques dans certaines mises à jour ultérieures du PGA Tour alors que les positions relatives ont évolué.

Le détail par distance apporte une information beaucoup plus utile que le classement global. Scott convertit 89,18 % de ses putts à moins de dix pieds, soit le 36e rang, et 21,88 % entre 15 et 20 pieds, soit le 43e rang. Ses résultats sont nettement moins favorables entre 10 et 15 pieds, avec 29,17 % et le 123e rang, et au-delà de 25 pieds, avec seulement 4,24 % de réussite et le 136e rang. Son taux de 3-putts atteint parallèlement 3,24 %, ce qui le situe au 139e rang.

Ces chiffres empêchent une conclusion simpliste. Scott reste performant sur les putts courts alors que son bilan global demeure négatif. Ses difficultés apparaissent davantage sur certaines distances intermédiaires et longues, tandis que les 3-putts pénalisent son résultat général. Le DF3 Broomstick peut contribuer à stabiliser son organisation et la face du putter ; il ne peut pas fournir automatiquement le dosage nécessaire lorsqu’un premier putt doit parcourir huit ou dix mètres.

Si Woo Kim : changer le mouvement ne suffit pas toujours

L’influence de Scott dépasse son propre jeu. Avant la Presidents Cup 2022, Si Woo Kim modifie sa technique après avoir travaillé avec lui et adopte un Odyssey 2-Ball Ten broomstick. Il explique alors que sa nouvelle organisation lui permet de déplacer le putter davantage « en un seul bloc », avec une sensation de régularité supérieure. Le résultat immédiat est spectaculaire : Kim termine la Presidents Cup avec trois victoires pour une défaite, puis remporte quelques mois plus tard le Sony Open.

La suite est cependant beaucoup plus instructive pour notre sujet. Le broomstick n’a pas transformé Kim en l’un des meilleurs putters du PGA Tour. Rotowire le classe encore 140e en Strokes Gained: Putting en 2024 et souligne qu’il n’a jamais terminé une saison dans le top 100 de cette catégorie. En 2026, il se situe encore autour de la centième place selon les périodes considérées. Le changement semble donc lui avoir fourni une nouvelle organisation et une base technique plus confortable sans supprimer durablement ses difficultés statistiques sur les greens.

Camilo Villegas offre un autre exemple. Lors de la préparation de la Presidents Cup 2022, il observe Scott putter, essaie son broomstick et s’intéresse à cette organisation. Après avoir testé différentes longueurs et différents grips, il adopte sa propre configuration et remporte en novembre 2023 le Butterfield Bermuda Championship, neuf ans après sa précédente victoire sur le PGA Tour. Lucas Glover connaît lui aussi un spectaculaire retour au premier plan en 2023 après son passage au long putter, remportant successivement le Wyndham Championship et le FedEx St. Jude Championship.

Aucun de ces exemples ne prouve la supériorité du broomstick. Ils montrent en revanche qu’une modification profonde de l’organisation du putting peut convenir à certains joueurs lorsqu’elle répond à un problème précis. Le cas de Kim rappelle immédiatement la limite de ce raisonnement : une amélioration du mouvement ou quelques résultats spectaculaires ne garantissent pas une supériorité statistique durable.

Ce qu’un amateur peut réellement retenir d’Adam Scott

L’erreur serait donc de regarder Scott, Kim, Villegas ou Glover et d’en conclure qu’il faut acheter un broomstick. Elle serait identique en observant les statistiques 2026 de Scott et en décidant que le broomstick ou le zero torque ne fonctionnent pas. La bonne question doit précéder le choix du club : quel problème cherche-t-on réellement à résoudre ?

Si la face arrive régulièrement ouverte ou fermée à l’impact, il faut identifier ce qui produit cette variation et déterminer si le mouvement, les caractéristiques du putter ou les deux y contribuent. Si le joueur souffre d’une action excessive des mains, un broomstick, un arm-lock, un changement de grip ou une autre répartition des masses peuvent modifier son organisation. Si les départs de balle sont corrects mais que les 3-putts se multiplient à longue distance, changer de technologie de face ne répond pas nécessairement au problème : le contrôle de la vitesse devient prioritaire. Le résultat du putt indique qu’une balle est entrée ou n’est pas entrée ; il ne suffit pas à diagnostiquer pourquoi.

Scott offre finalement une démonstration particulièrement riche de cette difficulté. Il a gagné avec un long putter ancré, puis avec un putter court. Il a abandonné L.A.B. après une saison 2019 où ses statistiques s’étaient pourtant améliorées, avant de revenir quelques années plus tard à la marque. Il a connu plusieurs excellentes saisons avec un broomstick L.A.B., puis une forte dégradation en 2025, essayé de nouveau un putter conventionnel et finalement repris un broomstick en 2026. Il serait donc excessif d’affirmer qu’aucune de ces technologies n’a résolu ses difficultés : certaines l’ont manifestement aidé pendant plusieurs années. Aucune, en revanche, n’a supprimé la nécessité de continuer à produire un bon mouvement, une bonne lecture et surtout la bonne vitesse.

Le putter peut modifier le mouvement, pas remplacer le joueur

L’histoire d’Adam Scott ne permet finalement pas de désigner le meilleur putter. Elle montre plutôt pourquoi cette question est mal posée. La longueur d’un putter modifie la posture et l’organisation du mouvement ; son lie modifie la relation entre le shaft, les mains et le sol ; son grip influence l’action des mains ; sa répartition des masses et son moment d’inertie changent son comportement à l’impact ; une conception destinée à réduire le torque peut diminuer certaines tendances de rotation de la tête. Ces propriétés peuvent être réelles, mesurables et utiles sans pour autant constituer une garantie de performance.

En quinze ans, Scott a pratiquement constitué à lui seul une expérience grandeur nature sur les différentes manières de putter. Son parcours montre qu’une modification radicale du matériel peut restaurer un mouvement et une confiance, qu’une solution peut rester performante pendant plusieurs saisons puis perdre son efficacité apparente, et qu’un joueur peut même abandonner une configuration alors que ses statistiques progressent. Pour l’amateur tenté par le prochain putter révolutionnaire, la leçon est moins spectaculaire qu’une promesse marketing, mais beaucoup plus utile : avant de changer de club, il faut savoir quelle variable on cherche à changer. Sinon, on ne corrige pas nécessairement un problème ; on change simplement de putter.

Sources

Par Laurent Agostini

Journaliste spécialisé golf depuis 2010, Laurent Agostini est le fondateur de MyGolfMedia, média indépendant publié en huit langues. Il couvre le PGA Tour et le DP World Tour, et s'intéresse avant tout à ce que les données disent vraiment : tests de matériel, biomécanique du swing, statistiques des circuits, destinations de golf. Il est l'auteur de « Tiger Woods, l'homme aux deux visages » (Solar, 2018) et de la série « Penser avant de swinguer », dont le premier tome s'est classé n°1 des livres de golf sur Amazon France en 2026. Sa ligne éditoriale : indépendant, factuel, utile. Pas de communiqués recopiés, pas de promesses marketing reprises sans vérification.

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