Destins croisés pour le PGA Tour et l’European Tour, deux circuits professionnels de golf qui connaissent des évolutions bien différentes, et parfois en lien avec la santé de ce sport de chaque côté de l’Atlantique. En cette semaine de Deutsche Bank Championship, faisons le point sur les perspectives du golf professionnel.
2013 ne restera pas dans les annales comme une très bonne année pour la pratique du golf dans le monde, en raison des fortes intempéries du début de saison, néanmoins le golf a de beaux jours devant lui, et notamment aux Etats-Unis, premier marché mondial du golf, mais aussi terre d’accueil du plus grand circuit professionnel de golf : le PGA Tour dirigé par Tim Finchem, un financier hors pair.
L’Europe, berceau du golf, traversé comme d’autres régions du monde par une grave crise économique, connait au contraire du PGA Tour de graves difficulté à maintenir un semblant de concurrence avec le grand frère américain concernant son circuit professionnel, l’European Golf Tour, et à tel point que cet été, des rumeurs ont circulé quant au possible rachat de l’entreprise basée à Wentworth par la PGA, avide d’étendre son influence sur le monde entier.
Hypothèse qui prend du crédit, quand on sait que cette même PGA a déjà racheté le tour canadien pour le transformer en PGA tour of Canada !
Mais quel intérêt aurait les américains à s’intéresser au circuit professionnel de golf européen, surtout si celui-ci peine à trouver une logique économique ?
Serait-ce un retour de ce vieux serpent de mer d’unification des tours en un seul tour mondial, enfin lisible et compréhensible par tous, à l’image de ce qu’a réussi à faire l’ATP Tour dans le domaine du tennis, depuis plus de 25 ans ?
Quand on connait la croissance phénoménale du tennis dans le monde, et surtout la croissance du chiffre d’affaire de l’Atp tour, suite au succès des Beatles du Tennis (Federer, Nadal, Murray et Djokovic), on comprend mieux l’intérêt de la PGA d’enfin donner au golf, un seul circuit mondial.