Trois ans que Tiger Woods n’avait plus disputé l’US Open. Tiger aura fait deux petits tours puis s’en va. Le parcours de Shinnecock Hills aura eu raison de son jeu. Dès le premier trou, le ton était donné. Un triple bogey qui allait se révéler prémonitoire de la suite des événements sur un véritable test de golf. Pour autant, faut-il s’inquiéter pour le tigre ? Pas si sûr, il est loin d’être le seul favori à avoir explosé. D’ici le British Open, il ne disputera qu’un seul tournoi. A mi-saison, certes, il n’a pas gagné, mais il joue toujours, et visiblement sans douleurs.
78, 72, Tiger n’a pas rendu cette fameuse carte dans les 60 qui aurait pu lui permettre de sauver les meubles, et passer le cut.
Parmi ceux qui ont pris une claque sur le premier tour, ils sont près de 29 à n’avoir pas pu passer la barre des 80 dès jeudi, que ce soit McIlroy, Spieth, Scott, Garcia, Watson, Els, Day, très peu et même quasiment aucun n’a pas se sauver sur le second tour.
Ils sont seulement deux à avoir passé le cut après avoir rendu une première carte de 79 : Gary Woodland et Haotong Li. Effectivement, ils ont dû jouer 10 coups de moins vendredi pour se sauver.
A deux coups près, Woods aurait pu accrocher un strapontin pour le week-end.
C’est dire si ce premier départ en triple bogey a pesé dans le résultat final, ce qui rappelle qu’au golf, il faut une sacrée dose de réussite.
Depuis le Masters, Woods avait comme objectif de bien figurer à Shinnecock Hills, et quelque part, démontrer une progression. C’était sans doute trop tôt.
L’US Open ne dément pas sa réputation de test de golf. En 2018, le contexte est trop loin de 2000, 2002 ou même 2008, années des victoires d’un Tiger surnaturel, marchant sur les difficultés, et ses adversaires dans le même temps.