Le green se vide. Pas partout, pas toujours. Mais l’élan né de la Ryder Cup 2018 et ravivé par le confinement de 2020 semble avoir trouvé sa limite. En 2024, la Fédération française de golf (FFGolf) a enregistré une baisse de 0,62 % du nombre de licenciés, soit 2 770 joueurs en moins. Une baisse modeste sur le papier, mais qui intervient après une année déjà stagnante et dans un contexte où les autres disciplines, à commencer par le padel, explosent. Pendant que les clubs de padel doivent refuser du monde, les golfs, eux, tentent de retenir les joueurs. Comment expliquer ce désamour progressif ? Est-ce seulement une affaire de météo, comme certains le laissent entendre ? Ou faut-il interroger plus en profondeur le modèle, l’image et les choix stratégiques d’un sport qui peine à se réinventer ?
Le golf, autrefois symbole d’élégance et de réussite sociale, semble aujourd’hui mal adapté aux aspirations d’une partie croissante de la population. « Notre sport est en ce moment un peu moins désirable », reconnaît un directeur de golf dans l’est de la France, sous couvert d’anonymat. Il évoque des clubs qui peinent à remplir leurs départs, des boutiques spécialisées aux ventes en berne, et une clientèle qui vieillit sans véritable renouvellement.