Accueil À la Une Les golfeurs jugent les drivers trop chers et déconnectés de leurs attentes

Les golfeurs jugent les drivers trop chers et déconnectés de leurs attentes

Les golfeurs jugent les drivers trop chers et déconnectés de leurs attentes
Les golfeurs et golfeuses expriment une très grande défiance à l'égard des prix proposés par les marques de drivers, et en même temps remettent en cause les innovations de moins en moins perçues.

L’enquête 2023 sur les marques de drivers menée par MyGolfMedia en mars révèle de fortes évolutions et tendances de la part des golfeurs et golfeuses au niveau amateur. Depuis 2021, ils et elles sont notamment de plus en plus nombreux à illustrer un décalage entre le prix de vente des drivers neufs, et le budget qu’ils ou elles estiment devoir ou pouvoir y consacrer. En 2023, l’écart n’a jamais été aussi important, et pourrait alimenter une baisse potentielle des ventes.

Le point de rupture entre l’offre et la demande

Deux enquêtes ont été menées par MyGolfMedia en mars 2023, une spécifiquement sur les drivers, et une autre sur la pratique des amateurs de golf, et notamment leurs perspectives concernant la saison à venir.

Pour les deux questionnaires, plus de 300 golfeurs et golfeuses se sont exprimés, et pas nécessairement ou seulement des abonnés à MyGolfMedia. Les deux enquêtes étaient accessibles depuis plusieurs réseaux sociaux en libre accès.

Quand on interroge les golfeurs sur la question de l’inflation, et notamment ressentie au sujet du matériel de golf : « Constatez-vous une inflation du prix du matériel de golf ? »

Ils sont plus de 58% à répondre par l’affirmative contre seulement 9% par la négative. 32% répondent ne pas savoir.

Et pour cause, depuis le mois de janvier, toujours au cours de la même enquête, 34% ont déclaré n’avoir acheté aucun produit de golf, et 26% baissé leurs dépenses de matériel.

Ils sont seulement 15% à avoir augmenté leurs dépenses matériel depuis le début de l’année, ce qui ne veut pas dire que les golfeurs anticipent de jouer moins.

En effet, dans le même questionnaire, « Pour la suite de l’année 2023, vous envisagez… » de « jouer autant » sur le parcours obtient 56% des réponses, et même 34% envisagent de jouer encore plus avec les beaux jours.

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Fondateur du site en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018. Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre. Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

4 COMMENTS

  1. Le juste prix… Je crois me souvenir que j’étais déjà intervenu sur le site à ce sujet. Le golf n’échappe pas à la règle. Quel est le juste prix d’un objet ? Nous sommes, en permanence, assaillis d’offres avec des remises allant de 10 à 70%. Les soldes, les pré-soldes, les soldes privées, le pré-soldes privées rien que pour vous parce que c’est vous, les black friday, white friday. Votre anniversaire… Ah oui celui-là, je suis en plein dedans. On me propose des remises, pour mon anniversaire, moins importantes qu’il y a une semaine ! Ah ah !
    Bref, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je ne sais plus quel est le “véritable” prix des choses, et je me dis que si j’achète “plein prix” je suis le dindon de la farce.
    Malgré tous ces prix alléchants, la sauce ne semble pas prendre, et de nombreux commerçants se plaignent de leurs méventes.
    A force, les commerçants et fabricants n’ont-ils pas scié la branche sur laquelle ils étaient assis ?
    En ce qui concerne ce qui nous intéresse, le plus, là, le golf, est-ce que le golfeur n’est pas arrivé à une espèce de maturité ? La passion d’un sport excuse-t-elle le fait de faire n’importe quoi et d’acheter n’importe comment ? Nous avons tous été comme ça, mais l’âge venant (et nous sommes nombreux au golf), et peut-être aussi une baisse de revenus, etc… nous oblige à être plus prudents. Aussi, le fait qu’après des années de pratique, nous n’attendons plus de miracle concernant le matériel. Je l’ai constaté avec mes premiers Big Bertha que j’ai toujours et que j’ai mis dans le Midi, pour jouer quand je descend en vacances. Ils font le job ! Ou plutôt, mon jeu me convient et je m’amuse toujours autant. Je regarde régulièrement les sites de vente de matériel, je suis toujours à la recherche d’une bonne affaire, on ne sait jamais, et on a le droit de se faire plaisir, non ? Je suis étonné des prix des séries ou drivers d’occasion. Ils me paraissent fort chers encore. Par exemple sur Golf Bidder, une série de Ping G400 de 2017 avec des têtes en état “assez bon” à 484 euros (sans les frais de port)… Golf plus en vendait des neuves, il y a encore quelques mois à 550€… Là aussi, quel est le juste prix de matériel d’occasion.
    Un des effets contre productif de cet état de fait, c’est que parfois, je suis écoeuré, et que j’abandonne mon achat.
    Dernière anecdote, ma fille habite à Londres, elle s’est remise au golf avec son petit ami. Elle a une demi-série ici en France. Je cherchais donc une demi-série à très bas prix pour quand ils reviennent passer un week-end et de ne pas être obligés d’arriver avec tout leur matériel londonien. Je n’arrivais pas à trouver de demi-séries à prix au ras de pâquerettes. Au magasin du Golf Campus d’Inesis, il y a un peu de matériel d’occasion. Il y avait deux demi-séries de marques génériques dont je n’avais jamais entendu parler, une à 70 euros et une à 90 euros. La seconde avait des grips en parfait état. Je me dis que cela lui suffira pour les utiliser deux ou trois fois pas an en France. Et là, le vendeur, que je connais un peu, me dit, vous voulez faire une bonne affaire ? Mon oeil s’entrouvre… J’ai une série complète d’Inesis 900 ayant peu servi. La dernière version avant la sortie de la nouvelle mouture. Bon, je regarde… Inesis, si on passe allègrement sur l’image de marque, fait quand même du sacré bon matos. Ah oui quand même, quelque traces sur deux clubs, les autres n’ont jamais servi !!! Il ne sait pas si c’était une série de démo ou pas… Le prix ? 140 euros. Bon, ben ok, je suis obligé de les prendre, là. Je les claque dans un vieux sac trépieds Ping, je lui rajoute un vieux driver Callaway qui prends la poussière dans mon garage, un putter maillet Ping et vogue la galère ! Il sera équipé, ma fille aura sa demi-série habituelle et nous aurons l’immense plaisir de jouer ensemble Dimanche prochain. Que demander de plus ? Bon week-end.

  2. Il est tout à fait certain qu’un driver pris dans le rayon d’un magasin “fitté”, ou pas, à un prix de 500 à 600 € voire plus ne peut être justifié.
    A l’heure actuelle, à très peu de chose près, à peu près toutes les têtes que l’on peut trouver se valent. Leur COR est limité, de même que leur MOI, alors ?
    Comme le dit très justement Tom Wishon qui pourtant , ainsi que vous l’avez vous même souligné dans un article récent, produit d’excellentes têtes, ce qui compte le moins , dans un driver, c’est … la tête !
    Et donc, qu’est-ce qu compte le plus ? Son réglage !!
    Or , pour optimiser le fonctionnement d’un driver en fonction du swing de chaque golfeur, car c’est de cela dont il s’agit, il faut tenir compte des, au moins, 12 paramètres qui interfèrent les uns avec les autres, et les régler :
    – loft,
    – angle de la face
    – lie
    – centre de gravité
    – longueur
    – équilibre
    – poids total
    – poids du shaft
    – poids de la tête
    – flex du shaft
    – profil du shaft
    – grip (poids, consistance, taille -main droite/main gauche)
    et, lorsque vous composez tous ces facteurs entre eux, vous arrivez vite à plus de 1,5 million possibilités.
    Autrement dit, si un golfeur sort d’un magasin avec un driver qui lui est parfaitement adapté, c’est à dire avec un driver qui le mettra , pour 80 % de ses drives, à sa distance, (dont l’optimum se calcule en fonction de sa vitesse de swing), avec une dispersion maximale de 7%, cela signifie que c’était son jour de chance !
    A l’heure actuelle, un nombre sans cesse croissant de golfeurs le réalise et se tourne vers les artisans clubfitters/clubmakers qualifiés et d’expérience, utilisant des têtes permettant tous les réglages possibles, (ce qui n’est en pas le cas de la plupart de celles des marques grand public) et dont l’activité est en très forte progression.

  3. Et, pour revenir à la question du prix, il est certain qu’aucun driver non réglé professionnellement, comme indiqué plus haut , ne peut justifier un prix supérieur à, disons, 250/300 €

    • Bonjour,
      Oui, c’est exactement ça ! Votre fourchette de prix est totalement cohérente.
      Ou alors ne pourrait-on pas imaginer et accepter le double de ce prix, fitting poussé inclus ? Pas un ou deux coups de clefs à droite ou à gauche bien-sûr… En fait ok, pour 500 ou 600 mais vrai fitting inclus. Il y a peut-être une piste à explorer. Pas sûr que ça arrange tout le monde. Bon Dimanche.