Mais comment font-ils pour taper si vite, et si loin ? Après 58 parties déjà jouées sur le PGA Tour en 2019, le jeune Cameron Champ trône au sommet de la distance moyenne au drive à plus de 316 yards (289 mètres), une distance hallucinante pour le commun des golfeurs, dont la moyenne réelle est plus souvent proche de 170 à 180 mètres. Première clé, la vitesse de swing explique grandement cet écart. Toujours dans le cas de Cameron Champ, ce dernier fait passer sa tête de club à la vitesse « supersonique » de 130 mp/h (209 km/h) de moyenne au drive. Il ne mesure pourtant que « 1m83 » pour 80 kilos…Les experts prédisent que nous ne sommes qu’au début du fitness appliqué au golf, et les distances pourraient encore augmenter…
Si on se réfère aux distances enregistrées par le PGA Tour sur les tournois de golf, en l’état, les moyennes de distances ne progressent pas vraiment.
En 2019, Cameron Champ, le nouveau phénomène de la distance au drive gagne seulement 4 yards (3,65 mètres) par rapport à Robert Garrigus, leader du même classement en 2009, soit 10 ans plus tôt.
En revanche, si on remonte 20 ans en arrière, au moment où John Daly était la star de la distance sur le tour. Ce dernier tapait en moyenne à 305 yards (278 mètres), soit 11 yards (10 mètres) de moins que l’actuel leader du classement.
Les marques de matériel ont beau jeu de s’attribuer une grande part de ce résultat.
La vérité, c’est que le fitness et l’utilisation intensive d’outils de recherches appliquées à la biomécanique, ou plus simplement des radars de mesures ont permis un travail spécifique sur la création de vitesse supplémentaire.
Si on remonte à 2009, Bubba Watson était alors le golfeur qui produisait sur une année la plus grosse moyenne de vitesse de swing avec 124 mp/h (199 km/h).