Dans le précédent sujet consacré à la Twisted Face, on s’est concentré sur la face, le Gear Effect, et la correction de la dispersion. Dans ce sujet complémentaire, il s’agit cette fois de revenir sur la performance globale des deux drivers, et de déterminer, si oui ou non, ces drivers apportent de la performance en termes de distance. Quels gains par rapport aux M1 et M2 de l’an passé ? Quel niveau de tolérance ? Et finalement, est-ce que TaylorMade marque réellement le point ?
C’est certainement l’histoire de l’hiver 2018, la sortie des nouveaux drivers TaylorMade M3 et M4 a animé le marc hé des équipements pour le golf, et cela s’est vu lors du dernier PGA Merchandise Show à Orlando, où comme à son habitude, TaylorMade a rivalisé d’ingéniosité pour décorer son stand, et mettre en scène ses stars.
TaylorMade, la championne du marketing tient son histoire. Indéniablement, pour vendre un nouveau driver, il faut savoir raconter une nouvelle histoire, et si possible, une histoire qui interpelle.
L’an passé, Callaway a conquis la première place mondiale dans les ventes (sauf en France) avec l’EPIC, et la « Jailbreak technology ».
La problématique qui se pose concerne l’écart qui peut parfois ou souvent avoir lieu entre l’histoire, le marketing et la réalité technique du produit.
A beaucoup promettre, il faut beaucoup réaliser. Or, quand ce n’est pas le cas, le consommateur peut finalement se sentir agacé.
Ces dernières années, TaylorMade a déjà réussi de nombreux grands coups, et le plus significatif fut le R1, ce premier driver avec une couronne blanche.
La promesse de l’époque était raisonnable. La couleur devait tout simplement favoriser l’alignement par rapport à des couronnes classiques.
Avec ce R1, TaylorMade a parfois frôlé les 50% de parts de marché, du jamais vu pour un driver.