On aurait pu craindre pour la marque Wilson golf, une nouvelle année sans ambitions, et sans actions sur le mercato pour tenter de renouer avec les sommets du golf mondial. C’était sans compter avec un des derniers coups du mercato : le recrutement de Marcel Siem.
Si pendant les années 2000, Wilson Staff a parfaitement tiré parti des victoires en majeurs de son seul joueur majeur, Padraig Harrington, la lente mais sérieuse descente de l’Irlandais dans les classements des tournois de golf devait bien finir par obliger Wilson à sortir le carnet de chèque pour trouver un nouveau joueur en capacité de faire briller la marque.
Et si possible, un joueur bon marché et disponible, mais ayant un réel potentiel de vainqueur au moins sur l’European Tour, et pourquoi pas sur le PGA Tour.
La liste des candidats possible étant plutôt mince, Wilson a tout de même trouvé la perle rare en la personne de l’allemand Marcel Siem, vainqueur de l’Alstom Open de France en 2012, qui derrière cette première grande victoire a enchaîné de bons résultats pour pointer le bout de son nez au top-50 mondial, et faire quelques apparitions sur le PGA Tour.
En lui offrant un contrat de longue durée, Wilson espère bien en faire sa nouvelle tête d’affiche pour la décennie à venir.
Pas trop marqué par une marque précédente, car justement son principal sponsor sur sa casquette était une marque non-golf (PostBank), Wilson va pouvoir progressivement mais surement transformer l’image de ce joueur en pure produit Wilson.
L’allemand qui a joué un peu avec tous les clubs du marché (Callaway, Titleist, Mizuno et TaylorMade) était finalement l’un des derniers golfeurs du top-50 à ne pas être vraiment “markété” par une marque, à l’image d’Henrik Stenson ou KJ Choi, un peu dans le même cas de figure que lui.