Faut-il armer les poignets ? Les garder souples ? Les tourner pour ramener la face square ? Les relâcher à l’impact ? Pour un golfeur qui débute ou commence à progresser, les conseils peuvent rapidement devenir contradictoires. Pourtant, chercher à piloter volontairement ses poignets est rarement la meilleure manière d’apprendre. Les connaissances modernes sur le swing permettent aujourd’hui de revenir sur une intuition défendue il y a plusieurs décennies par Manuel de la Torre : les poignets jouent un rôle essentiel dans la vitesse et le contrôle de la face, mais cela ne signifie pas qu’il faille constamment chercher à les manipuler. Pour un joueur entre 54 et 36 d’index, comprendre cette différence peut éviter beaucoup de complications inutiles.
Il suffit de regarder quelques vidéos de golf pour mesurer l’ampleur du problème. « Armez davantage les poignets. » « Gardez le poignet gauche plat. » « Ne cassez surtout pas les poignets. » « Relâchez les mains. » « Conservez les angles. » « Faites passer la main droite. » « Ne faites surtout rien avec les mains. » Toutes ces consignes peuvent avoir un sens dans un contexte précis, pour un joueur précis et face à un défaut précis. Mises bout à bout et proposées à un golfeur qui apprend encore à produire régulièrement un contact correct avec la balle, elles peuvent surtout fabriquer un problème qui n’existait pas.
La question mérite donc d’être reprise depuis le début : que doivent réellement faire vos poignets pendant un swing de golf ?
La réponse courte pourrait être la suivante : ils doivent pouvoir bouger. Mais vous n’avez probablement pas besoin de leur dicter chaque mouvement.
Cette idée n’est d’ailleurs pas nouvelle. Lorsque nous avions consacré une première version de cet article à l’action des poignets, nous nous étions appuyés sur les travaux de Manuel de la Torre. Le célèbre enseignant américain considérait l’action des poignets comme une conséquence du mouvement du club plutôt que comme une action qu’il fallait fabriquer consciemment. Près de dix ans après sa disparition, alors que les outils de mesure du swing ont considérablement progressé, cette idée mérite moins d’être abandonnée que d’être précisée.

Vos poignets ne sont pas immobiles pendant le swing
Commençons par corriger une ambiguïté importante. Dire à un golfeur de ne pas « jouer avec ses poignets » ne signifie absolument pas que les poignets doivent rester immobiles.
Le poignet humain possède plusieurs possibilités de mouvement. Il peut se fléchir et s’étendre, mais également se déplacer en déviation radiale et ulnaire – pour simplifier, le mouvement que vous effectueriez en levant ou abaissant le pouce lorsque la main reste dans le prolongement de l’avant-bras. Ces mouvements ne sont d’ailleurs pas complètement indépendants. Des travaux biomécaniques ont montré que flexion-extension et déviation radiale-ulnaire sont naturellement couplées et que la position du poignet dans un axe influence son amplitude disponible dans l’autre.
Dans un swing de golf, ces mouvements participent à l’orientation du club, au contrôle de la face et à la transmission de vitesse. Vouloir « bloquer » totalement les poignets n’aurait donc guère plus de sens que de vouloir effectuer un swing sans plier les coudes.
Le véritable problème pour un joueur en début de progression est ailleurs : confondre mouvement des poignets et manipulation volontaire de la face de club.
Dans la première version de cet article, nous avions justement observé chez de nombreux amateurs cette tendance à faire démarrer le club en tournant volontairement les poignets, comme si les mains devaient immédiatement prendre le contrôle de la tête de club. C’est cette idée qu’il faut aujourd’hui préciser. Les poignets vont nécessairement changer de position pendant le backswing ; ce qu’il faut éviter, c’est de croire qu’il existe une rotation magique des mains qui placerait automatiquement le club dans la bonne position.
Pour le joueur qui débute, la distinction est essentielle : laisser une articulation bouger n’est pas la même chose que chercher consciemment à la piloter pendant quelques dixièmes de seconde.
Manuel de la Torre avait posé la question il y a plusieurs décennies
Manuel de la Torre n’est pas simplement un nom ancien que l’on ressort pour donner un peu de prestige à une théorie. En 1986, il fut le tout premier lauréat du PGA Teacher of the Year Award, distinction nouvellement créée par la PGA of America. Il enseigna pendant plusieurs décennies au Milwaukee Country Club et consacra l’essentiel de son travail à simplifier l’apprentissage du swing.
Sa philosophie nous intéresse particulièrement parce qu’elle allait à rebours d’une tentation qui n’a fait que s’amplifier avec YouTube, Instagram et les réseaux sociaux : décomposer tellement le mouvement que le joueur finit par essayer de commander séparément chacune des parties de son corps.
Dans notre ancien article, nous avions retenu de son enseignement cette idée selon laquelle l’action des poignets constituait une réaction involontaire au fait de swinguer le club. Les textes consacrés à sa méthode développent la même logique : lorsque le club est mis en mouvement correctement, l’action des poignets découle du mouvement circulaire plutôt que d’une intervention consciente destinée à les « armer » puis à les « désarmer » au bon moment.
Il faut évidemment replacer cette formulation dans son contexte. Les connaissances biomécaniques modernes permettent de décrire avec beaucoup plus de précision les mouvements articulaires qui se produisent réellement. Mais pour enseigner à un joueur classé 54, 45 ou 36, la philosophie conserve une valeur considérable.
Pourquoi ?
Parce que le débutant n’a pas besoin de connaître six positions de poignets avant d’être capable de mettre régulièrement la face du club sur la balle.
Il doit d’abord construire une relation simple avec le club.
Avant de vous préoccuper des poignets, regardez comment vous tenez le club
C’est probablement le changement le plus important à apporter à notre ancien article.
Nous nous interrogions alors longuement sur la pression exercée par certains doigts, en nous appuyant notamment sur les travaux de l’enseignant américain Michael Hebron. Aujourd’hui, les outils de mesure permettent d’aller beaucoup plus loin : des capteurs peuvent enregistrer la pression exercée sur le grip pendant le swing.
Et les résultats sont intéressants.
L’enseignant Liam Mucklow a présenté des mesures de pression montrant que, dans son échantillon, les meilleurs joueurs testés tenaient le club à l’adresse avec une pression correspondant à environ 45 % de leur capacité maximale, contre seulement 25 % environ chez les joueurs à handicap plus élevé. Plus surprenant encore, les joueurs à handicap élevé avaient tendance à partir relativement relâchés puis à serrer progressivement davantage le club pendant le swing. Les meilleurs joueurs observés produisaient un schéma différent : ils démarraient avec davantage de pression, puis réduisaient notamment celle de la main arrière pendant la descente.
Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence : ils ne signifient évidemment pas qu’il faudrait désormais chercher à tenir son club « exactement à 45 % ». Personne ne possède un capteur intégré dans ses doigts, et la sensation de 5/10 d’un joueur peut correspondre au 7/10 d’un autre.
En revanche, ils remettent sérieusement en cause l’une des consignes les plus répétées aux débutants : « tenez le club le plus légèrement possible ».
Ce n’est pas aussi simple.
Vous devez tenir suffisamment le club pour le contrôler. Ce qu’il faut éviter, c’est la tension inutile qui remonte dans les poignets et les avant-bras.
La différence paraît subtile. Elle est fondamentale.
Relâché ne veut pas dire mou
Imaginez que quelqu’un vous demande de lancer une balle de tennis le plus loin possible. Vous n’allez probablement pas l’écraser entre vos doigts de toutes vos forces. Mais vous ne la tiendrez pas non plus si légèrement qu’elle risque de vous échapper avant le lancer.
Votre main possède naturellement la pression nécessaire pour contrôler l’objet, tandis que le poignet conserve suffisamment de liberté pour participer au lancer.
Le biomécanicien canadien Sasho MacKenzie utilise justement une expérience de ce type. Il demande de lancer une balle aussi loin ou aussi fort que possible, puis de reproduire le lancer en appliquant à la balle la même pression que celle utilisée habituellement sur un grip de golf. Si cette deuxième pression rigidifie le poignet et dégrade nettement le lancer, elle constitue un indice que le joueur serre probablement excessivement son club.
Pour un joueur 54–36, ce test nous paraît beaucoup plus intéressant qu’une consigne du type « pression 4 sur 10 ».
Vous connaissez déjà la sensation recherchée.
Vous l’avez probablement utilisée des milliers de fois en lançant une balle ou un objet.
Contrôler sans crisper.

C’est finalement une assez bonne définition de ce que nous recherchons également avec un club de golf.
Le grip dans la paume peut empêcher les poignets de fonctionner librement
La pression n’est cependant qu’une partie du problème. La manière dont le club est placé dans les mains compte également.
David Leadbetter observe depuis longtemps chez les amateurs une tendance à placer excessivement le grip dans la paume de la main avant plutôt que davantage dans les doigts. Selon lui, cette organisation limite la capacité du poignet à s’articuler et complique également le contrôle de la face à l’impact.
C’est une vérification extrêmement intéressante pour un débutant parce qu’elle peut être effectuée avant même de modifier son swing.
Prenez votre fer 8. Placez-le normalement dans vos mains. Regardez ensuite où passe réellement le grip dans votre main avant – la gauche pour un droitier. S’il traverse presque entièrement le centre de la paume et si vous avez l’impression de devoir serrer très fort pour empêcher le club de bouger, il peut être utile de faire vérifier votre prise par un enseignant.
Leadbetter considère même qu’une marque d’usure prononcée sur le gant, au niveau du talon de la main, peut constituer un indice d’un grip excessivement placé dans la paume.
Attention cependant à ne pas transformer cette observation en nouvelle règle absolue.
Car c’est ici que l’enseignement moderne devient particulièrement intéressant.
Il n’existe pas une seule position de grip et un seul mouvement de poignets
Pendant très longtemps, l’enseignement du golf a cherché à construire des modèles. Voici le bon grip. Voici la bonne position au sommet. Voici la bonne position du poignet gauche. Voici le bon release.
L’une des évolutions les plus intéressantes de l’enseignement contemporain consiste au contraire à rechercher des combinaisons cohérentes.
Mark Blackburn, régulièrement classé parmi les enseignants américains les plus reconnus et coach notamment de joueurs de très haut niveau, insiste beaucoup sur cette notion. Un grip faible et un grip fort peuvent tous les deux fonctionner, mais ils n’appellent pas nécessairement le même mouvement de la face et des avant-bras à travers la zone d’impact. Dans une série récente consacrée à ces « matchups », Blackburn montre justement comment il adapte le release au grip du joueur plutôt que de chercher à imposer une solution unique.
Lorsqu’il avait travaillé sur une modification du grip de Charley Hoffman, Blackburn avait également expliqué qu’il était très prudent lorsqu’il changeait la prise d’un excellent joueur : celui-ci avait construit tout son système de sensations et son release autour de son grip existant. Chez un amateur, en revanche, une modification peut parfois résoudre un problème plus fondamental.
Pour le débutant, la leçon n’est surtout pas d’essayer de déterminer tout seul s’il lui faut désormais un « rolling release » ou un « underhand release ».
Elle est beaucoup plus simple :
ne copiez jamais isolément la position du poignet d’un champion.
Un poignet gauche que vous voyez sur une photographie n’existe pas indépendamment du grip, de la position de la face, du chemin de club, de la rotation du corps et de tout ce qui s’est produit avant cette fraction de seconde.
C’est également pourquoi l’ancien conseil consistant à conserver systématiquement le dos de la main gauche parfaitement aligné avec l’avant-bras doit être nuancé. Nous le présentions autrefois comme une manière de limiter les mouvements parasites et d’améliorer la régularité. Aujourd’hui, nous parlerions plutôt d’une sensation possible pour certains joueurs, pas d’une loi du swing.
Pourquoi le débutant veut-il tellement agir avec ses mains ?
Parce que le golf pose un problème psychologique assez extraordinaire.
La balle est là. Immobile.
Le club est dans nos mains.
Et ce sont précisément nos mains qui sont en contact avec le club.
Notre cerveau en déduit très facilement que, pour envoyer la balle quelque part, il suffit de commander la tête du club avec les mains. Plus nous voulons taper fort ou redresser une balle qui part à droite, plus cette tentation devient importante.
C’est d’ailleurs ce que nous avions constaté personnellement lors de la première version de cet article. Dès le démarrage du backswing, notre envie de produire de la vitesse conduisait à intervenir de plus en plus avec les poignets et les mains.
Pour un débutant qui slice, le phénomène peut devenir encore plus spectaculaire. Après trois balles parties à droite, il comprend intuitivement que la face doit se refermer. À la quatrième, il essaie donc de la remettre square avec les mains. Parfois cela fonctionne. La balle part droite et l’impression d’avoir découvert quelque chose est extraordinaire.
À la suivante, les mains arrivent une fraction de seconde plus tôt et la balle part brutalement à gauche.
Puis le joueur retarde les mains.
Puis il les accélère.
Puis il change son grip.
Et au bout de vingt balles, il ne sait plus exactement ce qu’il essaie de faire.
Mark Blackburn rappelle un élément fondamental concernant le slice : la face est ouverte par rapport au chemin du club. Même avec un chemin relativement neutre, une face trop ouverte peut envoyer la balle à droite. La solution n’est cependant pas nécessairement de demander au débutant de chronométrer une fermeture volontaire des poignets dans les derniers centimètres avant l’impact.
Il faut comprendre pourquoi la face arrive ouverte.
Le grip peut en être une raison. L’organisation du backswing peut en être une autre. Le mouvement du corps, la trajectoire du club ou une combinaison de plusieurs facteurs peuvent intervenir.
C’est précisément le moment où vingt minutes avec un bon enseignant valent souvent mieux que vingt vidéos contradictoires.
Votre balle vous renseigne davantage que la photographie de votre poignet
Pour un joueur entre 54 et 36 d’index, nous proposerions donc une hiérarchie très simple.
Avant de filmer votre poignet gauche au sommet du backswing, regardez vos balles.
Sur dix coups avec un fer 8, combien sont correctement contactés ? Où démarrent-ils ? Dans quelle direction tournent-ils ? Vos mauvais coups produisent-ils majoritairement le même résultat ou partez-vous alternativement à droite, à gauche, en top et en gratte ?
Cette observation ne permet évidemment pas à elle seule de diagnostiquer toute la mécanique du swing. En revanche, elle évite une erreur fréquente : chercher à corriger une position esthétique sans avoir identifié le problème que l’on veut résoudre.
Si huit balles sur dix sont correctement contactées et produisent une trajectoire jouable, le fait que votre poignet ne ressemble pas exactement à celui de Rory McIlroy au sommet du backswing n’est peut-être pas l’urgence de votre semaine.
Si, à l’inverse, votre face arrive systématiquement très ouverte et que toutes vos balles partent à droite, il devient intéressant de vérifier d’abord le grip et l’organisation générale du mouvement.
Le golf n’est pas un concours de photographies de swing.
Le résultat de la balle reste le juge final.
Trois exercices simples avant de chercher une solution compliquée
Pour cette nouvelle version de l’article, nous conserverions l’exercice de Manuel de la Torre que nous avions déjà présenté à l’époque, parce qu’il reste remarquablement adapté au débutant.
Tenez-vous debout sans club et joignez les mains comme si vous formiez un grip, les pouces orientés vers le haut. Effectuez lentement un mouvement de backswing puis de retour en laissant les épaules et les bras déplacer les mains. L’objectif n’est pas de bloquer les poignets, mais de ressentir que vous n’avez pas besoin de rouler volontairement les mains dès le démarrage pour créer un mouvement.
Ensuite, prenez un fer 8 et placez une balle sur un tee extrêmement bas. Effectuez seulement un demi-swing, sans chercher la distance. Votre seul objectif est de produire cinq contacts successifs avec une trajectoire relativement comparable. Pas cinq balles parfaites. Pas cinq coups à 130 mètres. Cinq contacts contrôlés.
Si vous y arrivez, augmentez progressivement l’amplitude.
Si vous n’y arrivez pas, ajouter encore plus de vitesse et davantage d’action volontaire des poignets a peu de chances de simplifier le problème.
Enfin, essayez le test inspiré de Sasho MacKenzie. Sans club, dans un endroit sécurisé, lancez une balle de golf vers un filet ou dans un espace dégagé. Observez la sensation de votre main et surtout celle de votre poignet. Puis recommencez en contractant volontairement fortement la main et l’avant-bras. La différence devrait être immédiatement perceptible.
Vous venez de ressentir quelque chose que vingt lignes d’explications techniques auraient eu du mal à transmettre : on peut tenir fermement un objet sans rigidifier toute la chaîne qui doit le mettre en mouvement.
N’essayez pas de « fouetter » volontairement la balle
Il reste enfin un piège à éviter, notamment parce qu’il figurait dans notre ancien article.
Nous avions alors repris une célèbre idée attribuée à Ben Hogan concernant le moment où il avait la sensation d’utiliser puissamment ses mains dans la descente, puis rapproché cette sensation de la séquence biomécanique du swing.
Pour un joueur expérimenté, discuter du moment où se produit l’accélération peut être passionnant.
Pour un débutant, nous serions aujourd’hui beaucoup plus prudents.
N’essayez pas de reproduire volontairement un « coup de poignets » lorsque vos mains arrivent au niveau des hanches. N’essayez pas davantage de retenir artificiellement les angles pendant toute la descente avant de les libérer brutalement au dernier moment.
Le swing se déroule beaucoup trop rapidement pour qu’un joueur en apprentissage puisse facilement orchestrer consciemment une succession de micro-actions de ce type.
Et surtout, cela détourne l’attention de l’objectif initial : produire un contact répétable et envoyer la balle vers une cible.
La vitesse viendra progressivement avec une meilleure organisation du mouvement.
Ce que nous avons nous-mêmes appris en revenant sur cet article
Il y a finalement quelque chose d’assez intéressant à reprendre, plusieurs années plus tard, un article consacré à la technique du swing.
À l’époque, nous avions essayé plusieurs des conseils présentés. Et lorsque nous avions testé les recommandations de Michael Hebron concernant la pression exercée par certains doigts, nous avions constaté un paradoxe : la consigne censée favoriser un poignet plus relâché nous donnait personnellement la sensation de crisper davantage le poignet gauche.
Avec le recul, ce n’était probablement pas l’échec de l’exercice.
C’était peut-être la meilleure information de l’expérience.
Une sensation de swing n’est pas une loi biomécanique.
Lorsqu’un enseignant demande à un joueur de sentir qu’il tourne davantage, qu’il utilise moins ses mains, qu’il serre davantage certains doigts ou qu’il conserve un poignet plus ferme, cette consigne est généralement destinée à modifier son mouvement. Le même conseil appliqué à un autre joueur peut produire un résultat différent, voire opposé.
C’est une distinction fondamentale à l’époque des réseaux sociaux.
Lorsque vous regardez une vidéo intitulée « Le secret des poignets pour arrêter de slicer », vous ne regardez pas nécessairement une mauvaise information. Vous regardez une information dont vous ignorez si elle correspond à votre problème.
Et cette différence est immense.
Alors, que devez-vous réellement faire avec vos poignets ?
Si vous débutez ou si votre index se situe encore entre 54 et 36, nous vous conseillerions finalement de retenir beaucoup moins de choses que dans la première version de cet article.
Vos poignets doivent pouvoir bouger. N’essayez donc pas de les rigidifier pendant tout le swing.
Votre club doit être suffisamment tenu pour être contrôlé, mais cela ne signifie pas que vos avant-bras doivent être contractés. Les mesures modernes de pression du grip montrent même que les meilleurs joueurs peuvent tenir le club plus fermement à l’adresse que les joueurs à handicap élevé ; la différence réside notamment dans la manière dont cette pression évolue ensuite pendant le mouvement.
Vérifiez également votre grip avant de modifier vos poignets. Un club excessivement placé dans la paume peut limiter leur liberté et compliquer le contrôle de la face.
N’essayez pas de faire tourner volontairement vos mains pour remettre la face square au dernier moment. Si votre balle part systématiquement à droite ou à gauche, cherchez d’abord la cause du problème.
Et surtout, ne cherchez pas une position universelle.
Un grip fort, neutre ou plus faible peut fonctionner lorsqu’il est compatible avec le reste du swing. C’est précisément ce que l’enseignement moderne met de plus en plus en évidence : il existe des relations cohérentes entre le grip, les poignets, la face du club et le mouvement du joueur plutôt qu’une photographie parfaite que tout le monde devrait reproduire.
Manuel de la Torre avait donc peut-être formulé, avec les connaissances et le vocabulaire de son époque, une idée particulièrement précieuse pour le golfeur d’aujourd’hui.
Les poignets sont beaucoup trop importants pour être constamment manipulés.
Apprenez d’abord à tenir le club correctement. Laissez suffisamment de liberté à vos articulations. Construisez un mouvement simple. Observez ce que fait votre balle. Travaillez à vitesse réduite avant de rechercher la puissance.
Et lorsque votre trajectoire révèle un problème récurrent, faites alors intervenir la technique pour résoudre ce problème précis.
Pour un golfeur qui commence à progresser, c’est probablement beaucoup plus utile que d’essayer de contrôler consciemment ses poignets pendant les quelque deux secondes que dure son swing.
